Commentaire politique du Maire

Face au « capitalisme du désastre », écologique, social, économique et politique à l’œuvre de manière décomplexée, arrogante et caricaturale depuis 2017, face à des médias privés, publics formatés dans un même moule de soumission au discours extrémiste d’un libéralisme économique cannibale et fondamentalement violent, et à la montée des périls de toutes sortes que cette idéologie aveugle porte en elle comme la nuée porte l’orage, la petite moitié d’électeurs qui se sont déplacés pour ce deuxième tour de législatives historiques ont majoritairement affirmé leur défiance à ce capitalisme du désastre, qui s’en nourrit, et devient de plus en plus menaçant comme un monstre aux pieds d’argile qu’il est.

Merci au Président Macron d’avoir ressuscité une force d’union de la gauche, populaire écologique et sociale qui pense qu’il y a forcément une alternative possible et urgente à construire.

Les temps à venir sont une aventure incertaine, mais vitale pour les générations à venir, un combat qui peut aussi nous redonner joie, force, espoir et imagination.

Le politique doit reprendre la main sur la domination sans partage des lobbys industriels et financiers, et sur un monde transhumaniste en construction hors de tout débat public et démocratique. Il faut changer d’imaginaire à notre civilisation à bout de souffle.

Le pouvoir en place récolte ce qu’il a semé.

À nous de semer les semences anciennes et irréductibles d’aspirations humaines de la liberté, du partage, de la coopération collective.

Sur son petit territoire Limans serait-il capable d’en démarrer concrètement l’expérimentation ? Ou devons-nous attendre « une feuille de route » gouvernementale ? « Être ou ne pas être, telle est la question »…

Nicolas Furet

20 juin 2022

Le collectif Elzéard Lurte en résistance cherche des observateurs aguerris

Le Collectif Elzéard Lure en Résistance est constitué d’habitants de Banon, Ongles, St-Etienne, Cruis, Montlaux…  Il recherche actuellement une ou deux personnes qui pourraient de temps en temps garder un œil sur les travaux de défrichage du côté des Omergues, où un projet de photovoltaïque industriel a été validé (du côté du Plateau d’Albion, Revest du Bion, Les Omergues, le Redortier).

Continuer la lecture de « Le collectif Elzéard Lurte en résistance cherche des observateurs aguerris »

Association de lutte contre les usines photovoltaïques

Une association de lutte “contre les usines photovoltaïques industrielles privées” se constitue à Banon :

– Pour le développement des projets concertés de centrales villageoises photovoltaïques à dimension humaine

– Pour une consommation locale, en régie municipale (telle que présentée dans la profession de foi de l’équipe municipale majoritaire actuellement en place)

– Pour une économie et une autonomie des besoins énergétiques de la commune Continuer la lecture de « Association de lutte contre les usines photovoltaïques »

Pour un droit inconditionnel au logement

Le 31 mars prochain prendra fin comme tous les ans la trêve hivernale (sauf pandémie ou circonstances exceptionnelles). Le week-end précédant est la date choisie par la Coalition Européenne d’Action pour le Droit au Logement et à la Ville pour une journée internationale de revendications et d’expressions.

Nous, usagers d’habitats légers, mobiles, réversibles avons pris le parti de faire face à cette crise du logement à notre manière, en défendant un habitat économe, économique, éco-logique et… éphémère. Nous revendiquons ce droit à la différence, et demandons la reconnaissance de nos formes d’habitats et de modes d’habiter. Nous sommes solidaires de cette journée d’action et affirmons notre soutien aux organisations européennes qui s’engagent pour un droit inconditionnel au logement et se battent pour qu’il soit écologique et abordable, permettant à leurs usagers de vivre au plus près de leurs lieux de travail.

Comme c’est le cas depuis bien longtemps l’habitat, l’architecture, l’urbanisme, l’aménagement du territoire restent les grands absents dans les propositions des candidats à la présidentielle de cette année. Alors que les dépenses pour le logement écrasent le pouvoir d’achat bien plus que les hausses des prix de l’énergie. Il n’existe aucune régulation des loyers et des prix à la vente, aucune tentative de maîtriser la spéculation, et les plans de construction de logements sociaux restent largement insuffisants. Les gouvernements laissent le marché privé et public « réguler » tout ça, sans intervenir ou si peu, qu’importe que les ménages se saignent pour payer indéfiniment des crédits, des loyers onéreux et que des centaines de milliers de citoyens soient mal logés ou sans domicile. Le contexte de la pandémie ne fait qu’aggraver les choses, la peste spéculative qui gangrenait les plus grosses villes se répand à présent dans les campagnes suite à un exode urbain conséquent.

Devant ce silence explicite, nous souhaitons faire entendre notre voix et ramener sur la scène médiatique et politique, le sujet de l’habitat. Nous ne pouvons accepter plus longtemps qu’un besoin fondamental comme le logement soit la proie des particuliers spéculateurs, des banquiers avides et des marchands de sommeil. Nous ne pouvons accepter le mal logement, et encore moins le sans-abrisme dans un pays ou un plus de 3 millions de logements sont vacants (plus de 8% source INSEE 2020 https://www.insee.fr/fr/statistiques/4985385 [1]).

Nous ne pouvons plus accepter la place que se taillent dans nos budgets les dépenses liées à l’habitat (deux fois plus qu’avant les années 2000). Nous ne pouvons plus accepter les ghettos où sont relégués les gens du voyage, l’absence d’espaces dévolus aux voyageurs et saisonniers, la chasse aux migrants et la destruction de leurs abris d’infortune.

Grâce à l’habitat léger, nous avons à notre manière et à notre échelle « résolu » la crise du logement en parvenant à sortir du système locatif haussier et du crédit immobilier. Nous avons même souvent réalisé une transition écologique et énergétique exemplaire grâce à la sobriété de nos habitats, à la modestie de leur emprise foncière et de leur empreinte écologique. Ils répondent ainsi parfaitement à nos besoins et nous pensons qu’ils ont le potentiel de répondre aux préoccupations sociales, environnementales et économiques de nombreux citoyens.

Un toit, c’est un droit.

 

Les 26 et 27 mars, nous appelons donc à des manifestations, des portes ouvertes, et par tous les moyens possibles faire retentir dans toute l’Europe la voix des citoyens qui luttent pour un habitat léger et mobile, digne, libéré des appétits du profit, des logiques de rente et de la surconsommation énergétique. Que l’habitat prenne place au cœur de la campagne présidentielle française et des politiques publiques Européennes.

Contact : association@halemfrance.org

0618947516

N’hésitez pas à nous joindre par mail ou tel si vous souhaitez des renseignements pour organiser ou inscrire un événement sur la plateforme européenne.

Links :

[1] https://www.insee.fr/fr/statistiques/4985385—-

Liste de discussion des adhérents de HALEM

Pour consulter les archives : http://listes.infini.fr/halemfrance.org/arc/halem-assemblee