Patrimoine de Limans

Les pigeonniers

Le village compte une quinzaine de pigeonniers dont certains dateraient du XVIe siècle. Les plus remarquables sont les huit pigeonniers quadrangulaires isolés. Dans deux fermes importantes, les pigeonniers sont incorporés aux bâtiments. On aménageait aussi combles ou greniers pour accueillir les précieux oiseaux.

L’église Saint-Georges

Il est difficile, en l’absence de recherches archéologiques, de se représenter l’édifice primitif signalé par des textes au moins dès le milieu du XIIe siècle. L’église actuelle date de la fin du XVIe siècle. L’ensemble paléochrétien, inscrit monument historique, est composé d’une table d’autel et de trois plaques de chancel (clôture basse de panneaux décoratifs en avant du choeur dans les églises paléochrétiennes). Conservé aujourd’hui dans cette église, il provient vraisemblablement de l’église rurale Saint-Vincent, aujourd’hui disparue.

Les fontaines et lavoirs

Le village compte deux fontaines-lavoirs. La première, à demi-enterrée sous voûte toute proche de la Place de Mai. La seconde, ronde et centrale, sur une petite place éponyme au coeur des ruelles du village, daterait du XVIIe siècle et présente sur sa colonne centrale trois têtes de lion très érodées contenant les canons à eau, entre lesquelles sont sculptées des figures monstrueuses. Le hameau des Ybourgues possède également sa fontaine.

La tour de guet et l’aire caladée

La tour ronde isolée du XIIIe siècle est le seul fragment encore visible du château, qui occupait tout l’espace de cette place. On ne sait que peu de choses de ce dernier, si ce n’est qu’il fut érigé au XIIIe siècle et remanié jusqu’au XVIIe. Quelques parties souterraines subsistent dans les caves et maisons qui se sont construites à son emplacement et son esplanade a été annexée au XIXe siècle pour en faire l’aire de battage communale, à sol “caladé”.

Le hameau des Ybourgues

Le site fut occupé par les Romains et, vers le XIIe siècle, devint un véritable village avec église, château et même un couvent de Bénédictins. Le château, remanié au cours des siècles par ses divers propriétaires (les contes de Provence au Moyen-Âge, les Forbin-Jansons, seigneurs de Mane au XVII-XVIIIe siècles), a aujourd’hui un corps principal face au sud et deux ailes perpendiculaires en retour, qui ont peut-être délimité une cour fermée.

La plupart des textes descriptifs, ainsi que tous les dessins présentés dans ces pages, sont repris de l’ouvrage “Pays de Lure, Forcalquier et Manosque“, par Patrick OLLIVIER-ELLIOTT en 2000, paru aux éditions Edisud dans la collection “Carnets d’un voyageur attentif”, avec l’aimable autorisation de l’auteur.