Pass sanitaire : pour renforcer les pouvoirs en place ou pour la santé publique ?

Samedi 17 juillet après midi, à Digne, une manifestation assez improvisée a réunie environ mille personnes de tous âges, de toutes sensibilités politiques sur le sujet des nouvelles dispositions gouvernementales concernant la lutte anti Covid, suite à l’intervention télévisuelle du Président, surtout sur l’obligation vaccinale et le “pass sanitaire” devenant indispensable à toutes et tous.

Parmi les manifestant·e·s des pancartes disant oui aux vaccins, non au “pass sanitaire”, le sujet étant clairement de souligner le danger extrême de la mise en place de ce dispositif à la mode chinoise de surveillance généralisée.
Un “Big Brother sanitaire”, qui ne veut que notre bien évidemment ! Qui aime bien châtie bien, n’est-ce pas ?

Certain·e·s, beaucoup même de personnes engagées politiquement, d’ordinaires soucieux de ce genre de dérive semblent aujourd’hui très compatibles, voir plus, avec ses mesures gouvernementales.
Une véritable politique sanitaire de prévention, de renforcement d’un service hospitalier public déstructuré par des décennies de politique libérale corrompues par les lobbies pharmaceutiques, sont les vrais défis que pose cette pandémie.

Peut-on sérieusement estimer que le pouvoir politique d’aujourd’hui, de demain, ayant en mains ce dispositif de contrôle numérique très performant des populations ne risque pas d’en abuser, car nous sommes en démocratie ?
Le Covid est un virus qui va se contrôler facilement dans maximum les deux ans à venir, le « QR Code sanitaire » lui, installe dans nos esprits et dans la réalité des pratiques de contrôle gouvernementales le modèle de « crédit social » à la chinoise !

En tant que maire de Limans, défenseur des droits fondamentaux qui encadrent notre société, et que je considère violés par ces dispositions sanitaires, je suis allé avec mon écharpe tricolore manifester mon inquiétude.
Pour celles-ceux qui ne comprennent pas ce positionnement je suis prêt à en débattre, vous trouverez l’essentiel de mes raisons dans le texte de Kokopelli, disponible sur leur site, et dans l’article du Figaro sur la position du sénateur centriste Loïc Hervé (du vendredi 16 juillet).

“La stratégie du choc” nous y sommes en plein dedans, merci  Naomi Klein de nous avoir prévenu. Et merci Orwell, ce n’était pas 1984, mais 2021…”